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Publié par Jean Claude Ciret

II/ L’AVENIR DE L’AGRICULTURE A WISSOUS

Cet article a été rédigé en 2014

Wissous possède encore un potentiel agricole important, mais depuis des décennies aucune autorité locale n’a manifesté le moindre souci pour sa survie malgré l’intérêt qu’elle présente pour l’environnement et l’économie de la commune. L’APEPAW  depuis sa création en 2000 n’a pas réussi à convaincre les équipes municipales de conserver ce patrimoine agricole qui est une spécificité unique dans la région parisienne.

 

Les équipes municipales ont toutes voulu marquer leur passage par de l’urbanisation qui a entrainé la disparition des terres agricoles ou d’espaces naturels.

La situation est telle actuellement que seule une volonté politique affirmée peut sauver le patrimoine agricole de Wissous.

Il reste deux espaces agricoles importants sur Wissous et les communes environnantes qu’il faut absolument sanctuariser : la plaine de Montjean et la plaine sud de Wissous.

L’APEPAW est bien consciente que les besoins de logements nécessitent de sacrifier certaines terres mais pas en mitant ces deux espaces.

La protection de ceux-ci passe d’abord par l’adoption d’un Plan Local d’Urbanisme adapté.

La volonté politique doit être orientée vers la mutation de l’agriculture pratiquée actuellement à Wissous. Celle-ci centrée sur la production intensive de céréales, blé, maïs, colza … n’est plus adaptée à la situation de la commune. Elle doit évoluer impérativement vers une agriculture de proximité seule solution permettant sa survie. Malheureusement cette évolution se heurte à de nombreuses difficultés. La principale est le conservatisme des agriculteurs locaux qui malgré de nombreuses démarches de la part de l’APEPAW ne montrent aucun intérêt pour cette mutation. Celle-ci ne pourra se faire qu’avec une nouvelle génération d’agriculteurs, en collaboration si possible avec la Chambre d’agriculture, ce qui nous amène à étudier la situation du foncier des espaces sanctuarisés.

Cette étude doit comporter :

  •  un inventaire précis du foncier : situations des terres, propriétaires et exploitants de celles-ci. Cet inventaire doit se faire en collaboration avec la SAFER
  •  une enquête sur la vision de ceux-ci sur l’avenir de leurs terres et de leurs exploitations.
  • une analyse de la qualité des sols
  • un recensement des activités possibles : maraichage, insertion, agriculture biologique, Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), jardins familiaux, jardins partagés, espaces éducatifs …
  • recenser les possibilités de financement pour l’acquisition, la mutation des terres, l’installation de nouveaux exploitants : la commune, le département, la région, le ministère des affaires sociales pour les projets d’insertion en s’appuyant sur des projets de territoire.

Cette étude doit s’épauler sur la prise de contact avec des témoins et des acteurs de réalisations du genre souhaité pour se convaincre que le projet est faisable et viable. Citons en quelques uns : Triangle Vert, Planète Lilas à Vitry, La ferme du parc des Meuniers de Villeneuve le Roi, Massy manger bio, Les Paniers de l’Yvette de Chilly Mazarin ….

 

Les deux espaces à sanctuariser s’étendent sur plusieurs communes, il est donc indispensable d’organiser une concertation avec celles-ci  pour tenter d’aboutir à un projet commun. Une des motivations pourrait être l’engagement d’utiliser les produits de l’agriculture de proximité pour alimenter les cantines scolaires des différentes communes. Naturellement ces produits pourraient être également proposés aux autres communes proches.

 

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