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Publié par Jean Claude Ciret

QUE FAIRE DU DOMAINE DE MONTJEAN

V/ REFLEXION SUR LE DEVENIR DU DOMAINE DE MONTJEAN

 

Article rédigé en 2014

L’APEPAW a retracé dans sa monographie « WISSOUS AU TEMPS JADIS « l’historique du domaine de Montjean. Nous allons relater son évolution depuis son achat par la commune en 2002 et avancer quelques propositions pour l’avenir.

En avril 1996 les propriétaires du domaine de Montjean , Messieurs Louvrier et Poupinel, mettent leur propriété en vente. La commune de Wissous exerce son droit de préemption. Commence alors de longues tractations  et des polémiques administratives qui ne déboucheront qu’en 2002 par l’achat du domaine de Montjean s’étendant sur 20 ha environ. Cet achat s’est fait avec l’aide financière (40% du prix d’achat) du Conseil Général de l’Essonne au travers d’une convention qui classe 17 ha du domaine en Espace Naturel Sensible. Le château, ses dépendances et 3 ha entourant ceux-ci restent entièrement sous la gestion de la commune. Pendant cette longue période d’incertitude le domaine, sans grande surveillance, est l’objet de dégradations et de vols. Le château est en particulier pillé. Les tomettes des planchers, les cheminées en marbre sont  par exemple volées.

La commune commence vraiment en s’en occuper du domaine  qu’en 2003. Elle restaure une des ailes du château afin d’y installer un gardien et de créer des appartements pour des employés municipaux.  Elle pose sur une partie de la toiture du bâtiment central quelques bâches qui malheureusement protègent mal et pendant peu de temps celui-ci des pluies qui continuent à la dégrader.

L’écurie est retapée pour recevoir les chevaux de l’association Les Attelages de Wissous. Celle-ci est autorisée à faire paitre ses chevaux dans le domaine. Les autres bâtiments sont laissés à l’abandon.

L’APEPAW, qui a soutenu l’achat du domaine de Montjean par la commune, n’a jamais réussi à engager la moindre concertation avec les municipalités sur son devenir.

Elle a proposé d’aménager l’aile droite du château, qui est saine, pour accueillir diverses activités liés à l’animation du domaine, des salles de réunion et des locaux pour associations  (Les Attelages de Wissous par exemple  …)

Le domaine a été le théâtre de quelques manifestations ponctuelles, et d’animations en particulier sous l’égide du Conseil Général de l’Essonne.

Au milieu des années 2000, l’APEPAW a pris l’initiative de faire participer la commune à l’opération départementale « ESSONNE VERTE ESSONNE PROPRE » et a organisé à cette occasion des nettoyages du domaine de Montjean.

L’APEPAW a essayé, sans grand succès, de sensibiliser la municipalité et la population sur le fait que l’ensemble immobilier  du domaine constituait un témoin exceptionnel d’une grande propriété du 19° siècle proche de Paris constitué d’une demeure de maître napoléonienne, d’une écurie, d’une bergerie, d’une laiterie, de granges,  et d’une orangerie, et qu’à ce titre il méritait d’être préservé. 

Le numéro 23 de juin 2008 de « APEPAW INFORMATIONS » était essentiellement consacré au Domaine de Montjean. Notre association y faisait un certain nombre de propositions d’aménagement. Depuis, la municipalité, sans concertation, a procédé à quelques travaux mais  sans projet global.

L’APEPAW a constaté que l’ENS de Montjean ne figure pas, comme un lieu à visiter, dans les publications du Conseil Général. Elle a interrogé celui-ci sans succès. Considère t il qu’il n’est pas suffisamment attractif pour en faire la promotion ?

Il est vrai qu’il a besoin de nombreux aménagements, tout en gardant le souci de préserver son aspect naturel. Les cheminements piétonniers doivent être améliorés et d’autres créés en particulier le long des rigoles. Celles-ci ont besoin d’être dégagées et débroussaillées.

L’introduction des chevaux est intéressante, mais il faudrait créer des allées cavalières de façon à éviter une cohabitation avec les promeneurs. Par temps humide le passage des chevaux rendent les allées difficilement praticables à ceux-ci.

Jusqu’en 2008, l’écurie qui avait été remise en service était occupée par les chevaux des « Attelages de Wissous ». Elle a été fermée par la nouvelle municipalité soi disant pour des problèmes de sécurité. Au lieu de la mettre en conformité, la municipalité a préféré refaire  la toiture de l’ancienne orangerie, mais sans en conserver l’aspect d’origine, pour abriter les chevaux.

A notre avis, il est envisageable de créer un centre équestre pour apprendre à monter à cheval en particulier aux jeunes. Pour cela un enclos serait réalisé dans la plaine, les dépendances pourraient recevoir les services administratifs et l’accueil ainsi qu’un club house pour les pratiquants et le public. Un espace convivial est concevable au niveau de la petite mare alimentée par les sources après que celle-ci ait été améliorée et étendue grâce à sa réimperméabilisation perdue malencontreusement voilà quelques années.

L’installation de ruches dans le domaine est une bonne chose mais on peut se demander si leur emplacement aussi près des bâtiments est le meilleur, dans l’hypothèse d’une fréquentation importante par le public.

Il est vrai que l’utilisation de pesticides et de désherbants sur la parcelle cultivée au sud du domaine ne favorise pas le déplacement des ruches. Cette parcelle devrait pouvoir être acquise par la commune avec l’aide du Conseil Général dans le cadre d’un agrandissement de l’Espace Naturel Sensible. Cela permettrait aussi de créer sur celle-ci un bassin de confluence des rus de Rungis et des Glaises qui apporterait une protection supplémentaire contre les risques d’inondations aussi bien sur Wissous que sur Fresnes. De plus ce bassin permettrait de remettre le ru de Rungis à l’air libre le long du talweg jusqu’au pont de l’autoroute.

On peut aussi envisager l’introduction d’animaux en semi liberté.

En ce qui concerne les bâtiments qui n’appartiennent pas à l’ENS nous distinguerons ce qui peut être restauré au niveau communal et ce qui ne peut l’être qu’avec des apports financiers extérieurs.

L’écurie, les granges, la bergerie et la laiterie, avec des subventions, peuvent être sauvés dans le cadre d’un programme à moyen terme et d’un projet comme celui évoqué précédemment.

Si la volonté politique existe de sauver ces bâtiments, il est urgent de prendre des mesures conservatoires en particulier pour la jolie petite bergerie. L’APEPAW est intervenue pour éviter que celle-ci soit rasée. Elle a demandé sans succès que sa toiture soit protégée afin de faire cesser sa dégradation. Cette bergerie restaurée pourrait accueillir  l’association s’occupant des ruches  et la vente de produits biologiques.

La toiture d’une des granges a été refaite ce qui est une bonne chose mais, comme nous l’avons fait remarquer à la municipalité, en utilisant des tuiles mécaniques qui jurent avec les tuiles anciennes des autres bâtiments, et en supprimant une ouverture qui donnait du caractère à cette toiture.

Nous ne savons pas pourquoi cette grange a été choisie et pour quoi faire.

Nous avons aussi signalé à la mairie sans succès que les bâches, telles qu’elles sont mises sur les toitures de l’écurie et des granges qui la jouxtent, occasionnent plus de mal que de bien car disposées de telle façon que l’eau de pluie ruisselle sur les murs et les imprègne  ce qui détruit le crépis qui les recouvre.

Reste le bâtiment principal napoléonien du château. Laissé à l’abandon et sans entretien depuis des décennies, il est dans un état lamentable. Les quelques bâches mises il y a une dizaine d’années sur la toiture n’ont pas résistées longtemps aux intempéries.

Sa restauration ne peut être supportée par la commune de Wissous seule. L’APEPAW avait proposé de rechercher une solution interdépartementale, régionale, pour y installer des services publics ou de céder le château pour le franc symbolique à un groupe privé à charge à celui-ci de le restaurer, pour y accueillir un hôtel restaurant, avec des salles de séminaires, de colloques, de conférences … par exemple.

La solution extrême serait de conserver uniquement la façade afin de conserver la perspective et la partie la plus intéressante du château et de reconstruire derrière un bâtiment neuf comme cela se fait couramment.

Pour finir nous regrettons que ce domaine ne fasse pas l’objet de plus de publicité, de présentation, de plus de soin dans ses accès. Nous avons soulevé depuis longtemps la dangerosité de ceux-ci placés en plein virage.  Il serait à notre avis judicieux, pour des raisons de sécurité,  de remettre en service l’entrée, fermée par un portail métallique intéressant, donnant sur l’ancienne voie Wissous Fresnes le long des pépinières de la ville de Paris.

                                                                                                                      Jean-Claude CIRET

                                                                                                                      Président de l’APEPAW

                                                                                                                                    

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