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Publié par Jean Claude Ciret

APEPAW                                                                                   Wissous le 13 mars 2020

 

LES  TRAVAUX DE VOIRIE BOULEVARD DE L’EUROPE ET ROUTE DE MONJEAN

UN PARFAIT EXEMPLE DE LA MAUVAISE UTILISATION DES FONDS PUBLICS

Il est classique qu’une municipalité engage des travaux importants à la veille des élections pour se faire réélire. A Wissous c’était urgent car pendant 19 ans les responsables de celle-ci n’en avaient pas faits (excepté le bâtiment, d’un style contestable, construit à la place du château Gaillard)

Voyant les élections approcher, la municipalité s’est lancée précipitamment dans des projets de réfection des voiries  du boulevard de l’Europe et de la route de Montjean.

Le plus urgent était la remise en état du boulevard de l’Europe mal en point depuis longtemps. Le Comité de Quartier de Montjean, l’APEPAW et la Commission Extra-municipale Patrimoine et Environnement avaient demandé de la dissocier de l’opération route de Montjean, qui pouvait attendre, de façon à établir, à tête reposée, un projet de circulation du quartier englobant la rue Gilbert Robert. Ils avaient présenté un projet commun permettant de résoudre les problèmes de circulation des automobiles, des piétons, des cyclistes, de stationnement  tout en assurant une végétalisation des voiries. Cela a été ignoré complètement.

Sans consulter ces structures de concertation, la municipalité a lancé des appels d’offres qui laissent songeur et ont donné des résultats étonnants. Deux sociétés seulement ont soumissionné et se sont partagées le marché. L’une a obtenu les travaux de la route de Montjean et l’autre ceux du boulevard de l’Europe. En fait de concurrence on ne peut pas faire plus simple.

Dans les contrats initiaux, il était prévu une réserve financière importante car la municipalité « prévoyait », sans faire de prélèvement et de carrotage, la présence d’amiante dans le sol. Naturellement il n’en était rien et les sommes récupérées ont servi à payer les suppléments demandés par les entreprises.

Dans sa précipitation la municipalité a ‘oublié’ de prévoir des espaces pour l’entreposage des matériaux et gravas des chantiers. Qu’à cela ne tienne, on rase le bois du Colombier pour en faire une décharge en mettant, d’une façon mensongère cette destruction, sur le dos de l’Aviation Civile et l’ADP.

Le découplage des deux aménagements aurait évité que tout le quartier soit transformé en camp retranché, parfois inaccessible, pendant de longs mois, compliquant énormément les déplacements et la vie des riverains.

Les études et le projet  ont été confiés à un paysagiste et pas à un professionnel des aménagements routiers. Malheureusement  le résultat c’est qu’ils ne répondent pas aux conditions permettant l’amélioration des différentes circulations.

Vouloir appliquer à une voie de grand trafic en entrée de ville,  comme la route de Montjean, ce qui n’est compatible qu’aux centres villes est une aberration.

La réduction de la voirie avec le double sens rendra les croisements plus dangereux. Les pistes cyclables sécurisées ont été sacrifiées, pour des chemins de roulement « trompe la mort » à partager avec les automobilistes.  Ils ne serviront à rien.

L’occasion de faire une véritable liaison cycliste sécurisée  du rond point du Jumelage au Cucheron et à l’éventuel collège, est perdue. A la vue actuelle des travaux du boulevard de l’Europe, il n’y a pas de pistes cyclables bidirectionnelles et seulement une sorte de chemin piétonnier. Il y avait pourtant la place pour poursuivre la piste cyclable qui longe l’aéroport.

La fluidité est mise à mal par un rétrécissement de la chaussée en plein centre ce qui occasionnera des bouchons, des arrêts et redémarrages superflus.

Le stationnement n’a pas été amélioré.

Une fortune a été dépensée pour le revêtement des trottoirs par des pavés venus de l’étranger sur lesquels bien des chevilles vont souffrir. Un  enduit bitumineux perméable aurait été moins onéreux et plus praticable.

Les trottoirs sont au même niveau que la route, et donc seuls les petits arbres plantés assurent la sécurité des piétons.

Parlons de ces petits arbres. Tout d’abord les quelques dizaines de ceux-ci plantés ne remplaceront pas les centaines détruits lors de l’arasement du bois dit du Colombier.

Ces pauvres arbres sont placés à 35 cm de la chaussée en léger surplomb,  de sorte qu’ils recueilleront, comme les trottoirs, les eaux de ruissellement polluées d’hydrocarbures venant de la voirie. Il est à craindre qu’ils n’aient pas  une durée de vie bien grande. De plus leurs racines étant coincées par le massif bétonné tout proche supportant la route ne pourront se développer correctement.

D’après des experts indépendants qui ont observé les travaux, le soubassement de la rue est insuffisant et ne tiendra pas longtemps.

La seule partie satisfaisante, concerne l’aménagement de la nouvelle entrée du domaine Les Etangs et de sa clôture entre le Rond Point du Jumelage et la rue de l’Abattoir. Cet aménagement avait d’ailleurs été réclamé par la CEPEW dans un rapport remis à la municipalité au début juillet 2015.  

Tout cela au prix de près de 4 millions d’euros de fonds publics, alors que des investissements urgents dans Wissous en attente depuis longtemps sont abandonnés et que le patrimoine communal s’écroule. Cela fait cher la campagne électorale pour le contribuable.

On a privilégié le coup d’œil à l’économie et à l’utilité.

 

RAPPORT UTILITE/PRIX DES TRAVAUX : TRES FAIBLE

 

 

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