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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:17

Wissous le 14 septembre 2014

 

NOUVELLES PATRIMONIALES ET ENVIRONNEMENTALES DE WISSOUS

 

Nous avons appris de la nouvelle municipalité, que les archives historiques de la commune étaient introuvables. Ces archives comportent en particulier un recueil de la correspondance entre les enfants des écoles de Wissous et des poilus de la grande guerre entre 1914 et 1918 et des documents sur l’église St Denis de Wissous. La municipalité est intervenue auprès des responsables de la municipalité précédente au sujet de la disparition des archives mais sans avoir de réponse. L’APEPAW a aussi interrogé l’ancien maire pour savoir où étaient passées ces archives mais à part des menaces, elle n’a reçu aucune information sur ce que sont devenues ces documents historiques.

Pendant 6 ans l’APEPAW a eu le temps de constater que le patrimoine n’était pas la tasse de thé de l’ancienne municipalité mais la disparition des archives historiques dépasse les bornes et nécessitera une enquête officielle.

La nouvelle municipalité a créé une Commission Extramunicipale Patrimoine et Environnement (CEPEW). Un appel à candidature a été lancé au moyen de la gazette. La CEPEW est composée des personnes suivantes : Guy Bernière, Jean-Marc Bouaziz, Jean-Etienne CAIRE,  Jean-Claude CIRET, Jean-Yves PERON, Tony RICCO, Jean-Luc Touly, Henri Watrin.

La municipalité a nommé Jean-Claude CIRET président et Jean-Etienne Caire vice-président de la commission.

La CEPEW s’est réuni pour la première fois le 10 septembre dernier. Elle a travaillé plus particulièrement sur l’avenir de la Plaine de Montjean et sur le sauvetage du pavillon du gardien du domaine des Etangs-Espace A. Clark. Une visite du bâtiment est prévue le 20 septembre pour faire un état des lieux.

Wissous le 14 septembre 2014

 

NOUVELLES PATRIMONIALES ET ENVIRONNEMENTALES DE WISSOUS

 

Nous avons appris de la nouvelle municipalité, que les archives historiques de la commune étaient introuvables. Ces archives comportent en particulier un recueil de la correspondance entre les enfants des écoles de Wissous et des poilus de la grande guerre entre 1914 et 1918 et des documents sur l’église St Denis de Wissous. La municipalité est intervenue auprès des responsables de la municipalité précédente au sujet de la disparition des archives mais sans avoir de réponse. L’APEPAW a aussi interrogé l’ancien maire pour savoir où étaient passées ces archives mais à part des menaces, elle n’a reçu aucune information sur ce que sont devenues ces documents historiques.

Pendant 6 ans l’APEPAW a eu le temps de constater que le patrimoine n’était pas la tasse de thé de l’ancienne municipalité mais la disparition des archives historiques dépasse les bornes et nécessitera une enquête officielle.

La nouvelle municipalité a créé une Commission Extramunicipale Patrimoine et Environnement (CEPEW). Un appel à candidature a été lancé au moyen de la gazette. La CEPEW est composée des personnes suivantes : Guy Bernière, Jean-Marc Bouaziz, Jean-Etienne CAIRE,  Jean-Claude CIRET, Jean-Yves PERON, Tony RICCO, Jean-Luc Touly, Henri Watrin.

La municipalité a nommé Jean-Claude CIRET président et Jean-Etienne Caire vice-président de la commission.

La CEPEW s’est réuni pour la première fois le 10 septembre dernier. Elle a travaillé plus particulièrement sur l’avenir de la Plaine de Montjean et sur le sauvetage du pavillon du gardien du domaine des Etangs-Espace A. Clark. Une visite du bâtiment est prévue le 20 septembre pour faire un état des lieux.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 16:53

DVDcartespochette114-copie-1Wissous le 3 avril 2014

 

LE DVD SUR LES CARTES POSTALES ANCIENNES DE WISSOUS EST DISPONIBLE

L’APEPAW a rassemblé sur un DVD les quelques 230 cartes postales anciennes connues ayant Wissous comme sujet. Les vues sont de qualité variable en fonction du document utilisé. Le but recherché est  avant tout d’inventorier la totalité de ces cartes postales.

Ce DVD est disponible au prix de 15 euros. Pour tout renseignement utiliser la messagerie de l’APEPAW : apepaw@laposte.net

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:14

Wissous le 11 janvier 2014

 

QUE POUVONS NOUS SAUVER DU PATRIMOINE DE WISSOUS ?

 

Dans les années 1970,  Wissous avait encore un patrimoine immobilier ancien en bon état qui constituait une richesse et faisait de  notre commune une citée originale à 10 kms de Paris. Ce potentiel a été négligé pendant des décennies et il se trouve actuellement dans un état lamentable.

Il était possible de faire de Wissous une belle petite commune, exemplaire et différentes de toutes les villes de la région qui sont défigurées par la destruction de leurs patrimoine ancien. Wissous devient de plus en plus une commune ordinaire et banale qui perd son caractère.

Depuis 40 ans les municipalités successives ont acheté les bâtiments anciens les plus remarquables mais pas pour les restaurer afin de leur donner une vocation communale, mais pour les détruire ou les laisser à l’abandon en attendant qu’ils s’écroulent d’eux-mêmes

Nous allons faire un historique de la destruction programmée du patrimoine communal.

Cela a commencé au milieu des années 1970 par la suppression du lavoir et du petit abreuvoir sis à l’angle des rues Pelletier et Lemercier. Le petit abreuvoir a été placé dans le domaine Les Etangs. A la même époque le lavoir et l’abreuvoir de la rue de l’Amiral Mouchez ont été rasés. Une partie de la charpente du lavoir a été réutilisée par la paroisse aux Buissonnets.

En 1978, le domaine Les Etangs a été acheté par la commune. La maison de maître a été restaurée pour accueillir la bibliothèque et quelques logements pour le personnel communal. Cette restauration n’a pas été très respectueuse de l’architecture comme les architectes du patrimoine l’ont fait remarquer. Plus grave la très belle salle de billard en charpente métallique jouxtant le bâtiment a disparu sans laisser d’adresse.

Le pavillon dit du gardien datant des 17° et 18° siècles, présente un intérêt architectural plus intéressant ce qui a été confirmé par les architectes du patrimoine. Au moment de l’achat il était encore habité par le gardien. Celui-ci dut le quitter quelques années après et depuis le pavillon n’a fait l’objet d’aucun entretien ni de mesures conservatoires. Les municipalités successives ont promis de le restaurer pour qu’il soit mis à la disposition du public, mais aucune n’a tenu ses promesses. Des études ont pourtant été faites vers l’an 2000 et des subventions départementales importantes obtenues mais pas utilisées.

La municipalité actuelle veut raser ce pavillon ainsi que l’animalerie avec son pigeonnier. Cette décision a été prise sans concertation, sans justification et sans qu’aucun projet ne soit présenté à la population. Elle avait promis en 2008, de préserver ce patrimoine, aussi la moindre des choses aurait été qu’il y ait un débat public avant de prendre la décision de faire disparaitre le bâtiment le plus intéressant après l’église et la grange aux dimes. La seule explication donnée, mais sans justification, est que le pavillon est irrécupérable. Quand on veut tuer son chien on l’accuse d’avoir la rage.

Un spécialiste de la restauration des bâtiments anciens, qui a été consulté par la commune et qui connait bien le pavillon, nous a assuré qu’il pouvait restaurer celui-ci pour la moitié du coût du projet de la municipalité consistant à raser le pavillon pour le remplacer par un bâtiment entièrement neuf.

Depuis de nombreuses années, l’APEPAW milite pour la sauvegarde de ce bâtiment. Elle a proposé d’en faire une annexe de la bibliothèque spécialisée plus particulièrement dans la conservation des archives et des documents précieux. Une salle de consultation et un espace d’exposition pourraient être créés au rez-de-chaussée. L’APEPAW proposait aussi de remettre en état l’animalerie et de la repeupler sous la forme d’une mini-ferme pédagogique. L’APEPAW était prête à participer à la gestion de celle-ci.

L’APEPAW demande que le projet municipal soit gelé et que l’avenir du pavillon soit réétudié en toute transparence et concertation avec la population suite aux prochaines élections.

Au début des années 1980 deux autres bâtiments intéressants du 19° siècle achetés par la commune furent rasés sans préavis.

Une belle maison de maitre située rue Paul Doumer qui avait accueilli au début du 20° siècle un pensionnat de jeunes filles puis de jeunes gens (voir monographie WISSOUS AU TEMPS JADIS) Cette propriété a été remplacée par un petit square et des parkings.

Plus grave a été la destruction de la petite gare de l’Arpajonnais située entre les rues Georges Collin et Louis Boussard. C’était un rare témoin qui jalonnait  cette ligne de chemin de fer historique(voir monographie WISSOUS AU TEMPS JADIS). Il avait accueilli la première pharmacie de Wissous et aurait pu très bien être réaménagé et réutilisé. On a préféré la facilité.

Le domaine du Château Gaillard est une autre preuve de gaspillage du patrimoine communal. Les bâtiments de cette propriété acquise par la commune au milieu des années 1980 ont été depuis laissés à l’abandon. La municipalité d’alors a expulsé après moult procès les exploitants du restaurant installé dans la maison de maitre du 19° siècle remarquée par les architectes du patrimoine en 2000(voir la monographie WISSOUS AU TEMPS JADIS). Ceux-ci entretenaient les bâtiments mais après leur départ ceux-ci furent complètement abandonnés. Ils ont été rasés, ou ils sont dans un état de quasi ruines.

L’APEPAW a proposé, alors que la maison de maitre était encore en assez bon état, de l’affecter après aménagement

  • Soit à une extension de la mairie qui est à l’étroit dans ses locaux actuels

  • Soit aux services techniques actuellement décentrés au Bas de Fresnes dans des locaux loués chers.

  • Soit à une maison des associations.

Après une telle incurie, que peut-on sauver ? Malheureusement la maison de maitre nous semble condamnée, par contre la belle orangerie qui jusque dans les années 1980 a accueilli de nombreux repas en particulièrement de mariage doit être impérativement sauvée.  Il manque un tel espace à Wissous et dans les environs et son utilisation peut être multiple et très rentable : mariages, banquets, séminaires, colloques … Il bénéficie d’un cadre attractif et qui peut l’être encore plus.

Autre scandale : l’abandon des bâtiments du legs Dhommée.

En 1972 la commune de Wissous est devenue propriétaire par legs des bâtiments de Mme veuve Dhommée à condition qu’ils soient consacrés aux personnes âgées.  Ils étaient à l’époque en bon état et occupés. Faute d’entretien ils se sont dégradés et dans les années 1980 ont été évacués de leurs locataires, des personnes âgées, et déclarés insalubres. Depuis ils sont à l’abandon et se dégradent d’année en année. Les municipalités se sont engagées à les remettre en état, de nombreuses études ont été faites, des budgets prévus mais rien n’a débouché. En 2008 la municipalité actuelle reproche à la précédente d’avoir laissé à l’abandon les bâtiments du legs Dhommée mais pendant 6 ans elle n’a rien fait pour les sauver et même prévoit maintenant, en infraction avec les clauses du legs, de les raser pour construire à la place des bâtiments modernes.

La commune a acquis à la même époque les bâtiments de l’ancienne imprimerie Lalande jouxtant ceux du legs Dhommée. Eux aussi sont  à l’abandon depuis 40 ans. Si une partie des installations pouvaient poser des problèmes pour des raisons de pollution des sols, la solide maison de maitre aurait pu être isolée du reste et aménagée en logements.

L’opération immobilière incluant les bâtiments du legs Dhommée et de l’imprimerie Lalande qui s’est déroulée dans l’opacité et sans  franche concertation avec la population. Elle a fait l’objet d’une enquête publique confidentielle dans le dossier de laquelle il apparaissait clairement  que les bâtiments du Legs Dhommée étaient détruits. Malgré certaines déclarations verbales d’un membre de la municipalité l’APEPAW  très sceptique  a déposé ses observations sur cette disparition programmée de ces bâtiments. Ce projet doit être  gelé après les élections et faire l’objet  d’une information et d’une concertation avec la population.

La commune est également propriétaire de deux autres bâtiments anciens. Celui sis  au début de la rue de la Division Leclerc qui a abrité l’école des garçons, la mairie et la poste. Il a été habité jusqu’au début des années 2000 puis déclaré insalubre et laissé à l’abandon, alors qu’il aurait été possible de maintenir les logements au moyens d’une solution qui n’engage pas les finances locales.

Il en est de même pour le bâtiment sis au 21 rue Paul Doumer. Dans les années 2000 la municipalité d’alors a fait jouer son droit de préemption sur ce bâtiment du 17° siècle qui est le plus ancien de Wissous. Ce témoin du passé, remarqué par les architectes du patrimoine, était habité par des personnes ayant besoin d’un suivi spécial. Des voisins s’étaient portés acquéreurs pour le restaurer, mais la municipalité a préféré l’acheter et malheureusement depuis, déclaré insalubre, il est à l’abandon lui aussi, après que les locataires en aient été retirés. Comme pour le bâtiment de l’ancienne mairie celui-ci aurait pu être restauré sans participation financière de la commune pour y recréer des logements et ainsi participer à la réactivation du vieux Wissous

Nous terminerons en évoquant le domaine de Montjean et en particulier  le château et ses dépendances. Le sujet mérite à lui seul un exposé qui lui sera spécialement consacré ultérieurement.

                                                                                                                 Jean-Claude CIRET

                                                                                                                 Président de l’APEPAW

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 11:02

Wissous le 17 décembre 2013

 

Le vieux Wissous et le Village : le vrai centre de la commune

Le vrai centre de la commune est le vieux Wissous avec son église du 12° siècle, sa mairie, sa grange aux Dimes du 13° siècle, ses places de la Libération et du Colonel Flatters et sa rue commerçante Victor Baloche.

Cet ensemble est le cœur de la commune et doit le rester. En 1970 la rue Victor Baloche comportait encore de nombreux commerces de proximité que l’on a vu disparaitre les uns après les autres.

Ceux de la place du Colonel Flatters, en majorité des cafés et des petits restaurants, ont mieux résisté. Les municipalités successives n’ont rien fait pour enrayer ce déclin. Pourtant ce centre historique a un potentiel architectural et un charme qui pourrait devenir un pôle commerçant et touristique attractif s’il était entretenu et exploité.

L’APEPAW avait obtenu que le patrimoine communal de la commune soit reconnu et que Wissous figure dans le guide vert Michelin avec une étoile. Malheureusement,  l’état d’abandon dans lequel est laissé le centre historique l’a fait disparaitre dans la dernière édition du guide.

Heureusement, certaines initiatives privées ont sauvé quelques éléments de ce patrimoine. En reconnaissance pour ces restaurations, l’APEPAW a proposé sans succès la création d’un prix du Patrimoine de Wissous.             

En 2000, une étude patrimoniale demandée par la municipalité d’alors à une association, PACT ARIM, spécialisée dans la restauration des centres anciens avait inventorié le patrimoine immobilier  de la commune et donné des pistes pour procéder à cette restauration. Malheureusement cette étude n’eut pas de suite. Pire, les bâtiments remarquables appartenant à la commune ont été laissés à l’abandon sans qu’aucune mesure conservatoire n’ait été entreprise pour éviter leur délabrement. Les autorités communales ont toutes promis de préserver le patrimoine mais n’ont rien fait pour respecter leurs promesses électorales et maintenant elles ont le cynisme de considérer que ces bâtiments sont en trop mauvais état pour les sauver et qu’il faut les raser.

Les principaux passages de cette étude sont consultables sur le site de l’APEPAW.

Il faut réactualiser cette étude du patrimoine  et identifier les éléments de celui-ci à réhabiliter et à valoriser.  L’objectif est de rendre attractif le centre ancien en réimplantant de la population par la restauration de l’habitat et des commerces de proximité. Il faut mobiliser la population, les propriétaires,  et les quelques commerçants encore en activité.

Le but est de faire du centre  de Wissous un village de caractère et d’art en s’appuyant sur son patrimoine historique et architectural (église classée, grange aux Dime qui pourrait l’être, lavoir, ruelles, fermes …) qui devra être valorisé. L’APEPAW a réalisé un dépliant touristique pour les visiteurs et a demandé depuis longtemps qu’un circuit balisé soit mis en place mais sans succès.

Le renouveau commercial du centre passe en priorité par celui de la place du Colonel Flatters en rénovant en particulier les restaurants pour en faire des lieux conviviaux agréables et attractifs. Ces endroits de détente seront d’autant plus fréquentés que l’acticité commerciale de proximité sera développée. Celle-ci devra être orientée vers des domaines  de l’art et de l’artisanat complétant  ce qui existe actuellement (brocante, reliure d’art, galerie d’art, ferronnerie, mosaïques …..) et en les regroupant. On peut penser aux activités de décoration, d’ameublement, d’ébénisterie, de peinture d’art…. Réimplanter une boucherie rue Victor Baloche  auprès de la boulangerie serait également bénéfique.

Le regroupement des activités artisanales  pourrait se faire rue Victor Baloche en ré ouvrant les pas de portes des anciens commerces. Naturellement cela demandera beaucoup d’efforts, de temps et de moyens. Une autre solution serait de créer autour de la cour de la grange au Dime une galerie artisanale, ce qui passe par un accord avec les propriétaires.

Pour rendre le centre agréable, il faudrait favoriser la circulation des piétons permettant de flâner et de profiter des terrasses de cafés/brasseries sans être dérangés par les véhicules. Ce qui implique  la création de stationnements dans la périphérie du centre à distance raisonnable.

L’attractivité du centre de Wissous serait augmentée par la mise en valeur du parc de Château Gaillard et en particulier par la restauration de sa belle orangerie qui pourrait recevoir diverses manifestations, des banquets, des repas de mariages … Ces derniers pourraient être précédés d’une cérémonie à l’église et d’une participation des Attelages de Wissous qui véhiculeraient les mariés et leurs proches dans Wissous en particulier jusqu’au domaine Les Etangs pour la séance traditionnelle de photos. Cette prestation ne pourrait qu’attirer les amateurs de mariages originaux et participerait au renom de notre commune.

Mais naturellement tout commence par la restauration du bâti ancien de Wissous. Il serait judicieux de lancer la mise en place d’une Zone de ¨Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysagé (ZPPAUP) avec pour objectif de valoriser l’habitat, les commerces ; le cadre de vie, d’améliorer la situation des logements pour les jeunes ménages, les personnes âgées, et à faible revenu ce qui permettrait d’avoir accès à toute une série d’aides via :

  • L’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH)

  • La prime à l’Amélioration de l’Habitat (PAH)

  • Rachats des baux par les opérateurs (HLM, promoteurs, associations …)

  • Mise en place par arrêté d’un Programme d’Intérêt Général (PIG)

  • Conventions ville/propriétaires donnant la possibilité d’aides communales

  • Conventions commune avec l’Etat et l’ANAH pour la mise en place d’une opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH)

La redynamisation du centre passe aussi par un rééquilibrage de la population. Les municipalités ont favorisé la création de logements au nord, loin du centre historique. Il y a pourtant des possibilités d’implantation d’habitants proche du village. Une ZAC pourrait être créée sur le terrain situé entre le domaine de Château Gaillard et l’autoroute en préservant le petit bois situé au nord de cette parcelle. Celle-ci a été constructible à une époque mais elle a été échangée avec une parcelle agricole de la plaine sud de Wissous pour pouvoir construire sur celle-ci. Il faut revenir à la situation d’avant en sanctuarisant la plaine sud pour des activités agricoles.

La ZAC pourrait inclure un EHPAD en limite du domaine de Château Gaillard dans lequel serait installé l’Accueil de Loisir Sans Hébergement proche de l’école Victor Baloche.

Par modification du Plan d’Urbanisme, la bande de terrain située entre le lotissement des Canots et l’impasse Branly et la rue Ampère pourrait être transformée en zone d’habitation. La valorisation des terrains devrait inciter les entreprises à se déplacer en particulier dans la zone industrielle des Hauts de Wissous en recherche de clients.

Il faudrait aussi reconquérir les zones industrielles ou au moins certaines d’entre-elles créées dans le vieux Wissous pour y réintroduire de l’habitat compatible avec le Plan d’Exposition au Bruit. Cette reconquête réduirait considérablement les nuisances et pourrait être encouragée par une incitation à un déplacement des activités polluantes vers les zones industrielles des Hauts de Wissous.

Cet apport de population proche du village ne pourra que favoriser la redynamisation de son activité commerciale.

                                                                                                                              Jean-Claude CIRET

                                                                                                                             

 

 

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:11

PlaquetteAPEPAW1241.jpgWissous le 23 septembre Z013

 

SORTIE PROCHAINE D’UN DVD RASSEMBLANT LES CARTES POSTALES ANCIENNES DE WISSOUS

 

L’APEPAW prépare la sortie pour la fin de l’année d’un DVD d’archives rassemblant la totalité des cartes postales anciennes connues éditées depuis le début du 20° siècle jusqu’à la seconde guerre mondiale. Une bonne approche a été présentée en boucle en vidéo-projection  lors du dernier forum des associations.

Nous rappelons que les monographies sur Wissous sont encore disponibles, mais l’édition du tomme I est en voie d’épuisement. Nous avons proposé, sans succès, depuis de nombreuses années à la commune de rééditer au moins ce tome sans droits d’auteur et avec l’aide gratuite de l’APEPAW afin de pouvoir être offert par la commune à différentes occasions.

L’APEPAW a également produit deux DVD l’un donnant un aperçu de la commune accompagné de films d’archives privés, et l’autre montrant tous les aspects de la plaine de Montjean. Ces DVD peuvent être acquis auprès de l’APEPAW.

 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 10:55
APEPAWINFO342redAPEPAWINFO341red Guide-vert-2006160-copie-1Depuis sa création en 2000, l’APEPAW fait tout son possible pour faire connaître Wissous, pour protéger et mettre en valeur son patrimoine. A la suite de démarches, notre association avait obtenu que notre commune figure pour la première fois dans le Guide Vert Michelin (édition 2006).

La  valeur patrimoniale et touristique de Wissous était reconnue. Malgré tous nos efforts au niveau communal aucune action n’a été entreprise, comme nous le demandions, pour conserver et valoriser ce potentiel qui malheureusement n’a fait que se dégrader.

L’APEPAW a offert à la commune la plaque « Monument Historique » apposée sur l’église, a réalisé un dépliant touristique, a organisé des visites guidées de la commune et la participation aux Journées du Patrimoine. Elle n’a été ni écoutée ni entendue et seule elle ne pouvait pas permettre à Wissous de rester dans le Guide  Vert Michelin. L’absence de toute valorisation du patrimoine de la commune et sa dégradation (voir le bulletin d’information n° 34 de l’APEPAW) a entraîné l’exclusion de Wissous de ce guide et sa disparition dans la dernière édition. La commune  a laissé passer une chance de plus.
Jean-Claude CIRET
Président de l’APEPAW
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 14:42

      Signez la pétition en ligne en cliquant ici 

 L’APEPAW lance une pétition pour sauver un élément important du patrimoine historique de la commune de Wissous. Nous sollicitons le soutien de toutes les personnes attachées à la conservation des témoins architecturaux remarquables d’une époque qui font le caractère d’une commune.

Après avoir démoli la vieille fontaine dite la Coulette, la municipalité a décidé de raser le pavillon dit du gardien du domaine « Les Étangs » situé près de la bibliothèque. Ce pavillon des XVII/XVIII siècles dans l'espace Arthur Clarke et son magnifique pigeonnier, est un témoin très rare de l’architecture de l’époque, remarqué par les architectes du patrimoine qui ont considéré que ce bâtiment devait être conservé et restauré à l’identique.

Il appartient à la commune depuis 1977 et toutes les municipalités successives se sont engagées à le préserver et à le restaurer. L’équipe actuelle avait fait de même, mais elle ne tient pas sa promesse.

Cette décision étant contraire à ses engagements nous demandons à la municipalité de sursoir à cette destruction jusqu’aux prochaines élections municipales afin que l’avenir du pavillon du gardien fasse l’objet d’un débat à cette occasion entre les différents candidats à la Mairie de Wissous. 

 

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 22:55

L'EGLISE  SAINT-DENIS DE WISSOUS

 

 

L'église Saint-Denis de Wissous date du XIIème siècle, période de transition entre le roman et le gothique. Le clocher est roman à côté d'un choeur gothique. La voûte de la nef a été entièrement refaite en 1992-1993. Le bas-côté date du XVème siècle, et la chapelle latérale du XVIème siècle .Les deux ont été restaurées en 1988. La fresque de Ste Barbe située dans le  bas-côté fut classée par les Monuments Historiques le 15 septembre 1905. Le 24 décembre 1913 l'Administration des Beaux Arts classa en entier le bas-côté ainsi que le choeur et le clocher.

L’église a fait l’objet de plusieurs restaurations dont la dernière en 2011 pour consolider ses fondations. Au cours des fouilles des restes humains ont été mis au jour à l’intérieur du sanctuaire et à l’extérieur le long du mur sud de celle-ci. Dans le soubassement de la façade des moellons taillés de l’époque romaine ont été trouvés.

 

I – L’EXTERIEUR

L’église, orientée est/ouest comme la plupart de ses contemporaines, a une longueur de 30 m. Elle était incluse dans la ferme seigneuriale et les paroissiens y pénétraient par un porche situé sur la face nord après avoir traversé le cimetière. Elle fut désenclavée en 1820, de façon à permettre aux paroissiens d’entrer par la porte principale sur la façade ouest. Le porche fut supprimé.

Il a été sérieusement envisagé de la détruire en 1904. Elle a été sauvée par le maire de l’époque.

 

LE CLOCHER

Il est roman et situé à la hauteur du choeur comme dans la plupart des églises romanes d'Ile de France.  Il est terminé par une toiture en bâtière (à deux pans). A l’époque du gothique les clochers ne furent plus en général construits au même endroit ce qui eu pour conséquence de retarder leur réalisation. Trois cloches furent retirées en 1793 pour faire des canons. La cloche actuelle qui donne le 'mi' a été bénie en 1807 et s'appelle Denis patron de l’église. Il est rare qu'une cloche ait un prénom masculin.

Il mesure 28 m de haut.  Des ouvertures de style gothiques ont malheureusement été ouvertes en 1904 dans la partie supérieure qui construite plus tardivement ne comportait pas d’ouvertures.

 

 

II – L’INTERIEUR

 

LA GRANDE NEF

 

Jusqu'en 1821, elle était seulement couverte d'une voûte en bois, modeste à côté d'un choeur et d'un collatéral voûtés de pierre.  Elle était à la charge de la Fabrique donc des paroissiens aux revenus modestes, alors que les autres parties de l’église étaient du domaine du chapitre de N.D. de Paris aux moyens autrement plus importants.

La voûte en bois étant en très mauvais état, elle fut remplacée en 1821, par une voûte en plâtre en forme de berceau. En 1904 lors des travaux de sauvetage de l’église elle fut dissimulée en  construisant en dessous une voûte de style néo-gothique du plus mauvais effet.

En 1992 à cause des fissures importantes et inquiétantes, elles furent remplacées  par une belle voûte en châtaigner  ayant la forme d’une carène renversée de bateau comme cela se faisait au XVIème siècle. La nef retrouvait enfin un aspect proche de celui qu’elle devait avoir à l’origine.

Des ouvertures ogivales  donnent accès au bas côté.

 

La plupart des vitraux de l’église a été réalisée par Lorin maître verrier à Chartres.

 Les trois premiers vitraux  dont de la famille Malot datent des années 1880  et représentent à partir du fond de l’église Ste Andrésine,  à la mémoire d’un enfant décédé dont le portrait figure en dessous dans un petit médaillon, st Antoine, et Ste Genevièvre.   Sur le dernier, saint Louis apporte à la Ste Chapelle les reliques de la couronne d'épines du Christ offertes par Beaudouin II de Constantinople.

Sur les hauts des piliers des croix peintes, marques de consécration de l’église, ont été mises au jour.

 

Sur le mur nord de la nef et sur les murs séparant celle-ci du chœur ont été placé trois tableaux récemment restaurés d’un petit maître italien du début du XVIIème siècle de l’école de Ferrare Ippolito Scarsellino.  Ils sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1990.Ce sont :

 ‘Couronnement d’épines’

Jesus et les docteurs

 Sainte Famille ou Nativité.

 

LE CHOEUR:

 

C'est avec le clocher la partie de l'église la plus ancienne et la mieux conservée.

La décoration des chapiteaux s'inspire principalement des feuilles acanthe et d'arum sculptées maintes fois par les artistes romans.

Le choeur a été restauré en 1992, cette réfection a permis de dégager cinq niches très anciennes percées dans le mur Nord et bouchées depuis de longues années. Deux de ces niches sont séparées par des colonnettes qui datent du XII siècle comme le choeur.

 

Comme la plupart des vitraux de l'église, celui qui est situé derrière le maître autel est signé LORIN

Il représente Le Calvaire et date de 1887, les deux autres représentent l'Annonciation et saint Michel restaurés en 1988.

 

La croix en pierre placée derrière l'autel est daté e de 1672 et provient d'un ancien calvaire qui se serait trouvé au croisement au bas du chemin de la Vallée. Sur une face figure un Christ et sur l’autre une Vierge à l’Enfant.

 

LE BAS-CÔTE

 

Il remonte à la fin du XVème siècle. Sur le mur qui le termine à l'ouest sont accolées deux ogives dont les retombées représentent des masques.

Auprès, se trouvent les fonds baptismaux restaurés au début du XVIIIème siècle et en avançant les statues de saint Denis et Jeanne au bûcher.

 

Les quatre vitraux en partant du fond de l’église ont pour thèmes :

       Le baptême du Christ, Saint Pierre ( XVIème siècle), Le miracle des roses attribué par la légende à sainte Elisabeth du Portugal ou de Hongrie offert par le famille Legros, Ste Cécile offert par la famille Vallée.

Ces vitraux ont été restaurés en 1991.

 

LA FRESQUE DE SAINTE BARBE

 

La nef latérale comportait jadis au autel à sainte Barbe dont l'emplacement est indiqué par une fresque du début du XVIème siècle, facile à dater par le caractère gothique de ses inscriptions et l'allure des personnages habillés comme des seigneurs du temps de François Ier

Selon la légende Barbe fille de Dioscore, satrape païen de Perse, s’est convertie au christianisme contre l’opposition farouche de son père. N’ayant pas réussi à faire abjurer sa fille, Discore la décapita, mais il tomba aussitôt foudroyé, c’est pourquoi ste Barbe est devenue la patronne des métiers dangereux : sapeurs  pompiers, mineurs, artilleurs.

La fresque qui devait avoir d’autres panneaux raconte cette légende. Les scènes se succèdent de haut en bas.en partant de la gauche.

1/ Dioscore apprenant la conversion de sa fille tombe à la renverse de saisissement puis se relevant menace, de son épée, Barbe qui s’échappe par une brèche miraculeusement faite dans la tour ou elle est enfermée.

2/ Dioscore poursuit Barbe qui s’est enfuie et se cache dans un taillis. Elle est trahie par un berger  aussitôt transformé en statue de pierre et dont les moutons sont métamorphosés en crapauds.

3/ Dioscore ramène Barbe au château et la fait fouetter pour la contraindre à renier sa foi

4/ Devant son refus elle est enfermée dans la tour d’où elle continue à clamer sa foi à son père.

5/ A l’insu de son père elle fait la charité aux pauvres.

6/ Ste Barbe est accueillie au ciel avec la palme du martyr présentée par un ange.

 

La fresque portait la trace de coups, spécialement sur la tête de certains personnages (donnés probablement pendant la terreur)

 

Cette fresque recouverte de plâtre est restée invisible jusqu'en 1880. Malgré ses mutilations, elle est d'autant plus intéressante que les peintures murales sont très rares dans les environs de Paris. Aussi a-t-elle été classée dès 1905.

 

En 1976 des peintres l'ont admirablement restaurée. Ils ont supprimé les traces de coups, et reconstitué les dessins des six panneaux.

 

Au bas de la fresque à droite une niche appelée piscine recevait selon un rite abandonné au XVIème siècle  l'eau qui était versée sur les doigts du prêtre, pour les purifier à la fin de la messe. Elle s’écoulait à l’extérieur par un trou actuellement obstrué.

 

 

LA CHAPELLE LATERALE

 

On accède à celle-ci par une ouverture ogivale du XIIe siècle dont les chapiteaux sont dissymétriques puis en passant sous le clocher et une voûte d’arrêtes caractéristique de la fin de l’époque romane.

 

Elle remonte au XVIème siècle. Sa voûte repose sur des chapiteaux très usés en forme de choux frisés. Les retombées des ogives étaient assez abîmées sauf celle qui se trouve près de la sacristie où l'on peut admirer une superbe chouette. Les autres figures datent de la restauration en 1988 qui a également mis au jour des peintures représentant:

 

       sur le côté droit deux pèlerins de Compostèle qui, détail inhabituel, partent en sens opposé. On peut imaginer que l’un part et que l’autre revient. On devine aussi à droite du vitrail central une Vierge à l’Enfant.

       sur la voûte : des anges portant les instruments de la crucifixion.

        

       Les vitraux de la chapelle représentent :

       au fond la Sainte Famille selon Raphaël

       sur le côté sud: deux médaillons. La Vierge à l'Enfant et saint Georges.

        

       L'autel placé au fond de la chapelle est  de style Louis XV. Sa partie inférieure est beaucoup plus élégante que le tabernacle entouré de colonnettes imitant les temples grecques.

 

LA SACRISTIE

 

Une inscription gravée dans le mur indique la date de sa construction : 1636. Sa porte d’origine d'une solidité à toute épreuve, pèse 100 kg  Elle est fermée par une serrure d'époque dont le pêne mesure 75 mm et par un verrou qui bloque une autre serrure.

 

Un médaillon en bois représentant une Vierge à l’Enfant du 18° siècle provenant du siège seigneurial (réservé aux chanoines du Chapitre de N.D. de Paris) qui servit de banc d’œuvre jusqu’à la restauration de l’église en 1904. Il est actuellement entreposé sur la tribune de l’église.

 

Le chêne qui se trouve devant l'église a été planté en 1919.

 

Cette note explicative est largement inspirée de la brochure « L’EGLISE DE WISSOUS » extraite du livre « WISSOUS ET SON EGLISE »de l’abbé Varaigne.

 

ANCIEN MOBILIER DE L’EGLISE DEPOSE A LA MAIRIE

 

Une Annonciation  début 17° siècle inscrite à l’inventaire

 

Une Nativité du 17° siècle  inscrite à l’inventaire

 

Une Vierge à l’Enfant Jesus se penchant vers Saint Jean-baptiste, de l’Ecole Italienne de la fin du 16° siècle classé monument historique en 1991.

 

Saint Jean Baptiste attribué à Nattier inscrit à l’inventaire supplémentaire

 

Sainte Marie Madeleine attribué à Nattier inscrite à l’inventaire supplémentaire

 

Crucifixion du 19° siècle d’après Prud’hon

 

Saint Eloi de 1949 du R.P. Maurice Trébourg élève de Maurice Denis

Vierge à l’Enfant moderne auteur inconnu

 

Femme les mains jointes dans un cadre ovale auteur inconnu s’inspirant de Murillo.

 

Deux angelots adorateurs en bois du 18° siècle inscrits à l’inventaire supplémentaire

 

Une statue en bois d’un diacre du 18° siècle

 

Jean-Claude CIRET

Président de l’APEPAW

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 11:32

Wissous le 6 octobre 2012

 

APRES LE PATRIMOINE NATUREL

LA MUNICIPALITE DETRUIT LE PATRIMOINE ANCIEN DE WISSOUS

 

Lors de la réunion du conseil municipal du 4 octobre, la majorité de celui-ci et l’inconditionnel M. Maréchal, ont voté la destruction du petit pavillon des 17° et 18° siècles du domaine Les Etangs. PavgardLesEtangs064red.jpgPavgardLesEtangs064redL’opposition et les conseillers exclus de la majorité ont voté contre. L’APEPAW milite depuis plus de 10 ans pour que ce bâtiment unique en son genre et loué par les architectes du patrimoine de PACT-ARIM (voir ci-dessous l’analyse de l’étude) soit conservé et réhabilité.

Le maire a déclaré ne pas avoir retrouvé l’étude faite, par les architectes du patrimoine de PACT-ARIM, à la demande de la municipalité précédente. Malgré tout il affirme que dans cette étude il n’est pas indiqué que «  le pavillon est un témoin précieux du passé qu’il faut restaurer à l’identique » Il pousse la mauvaise foi jusqu’à prétendre que le pavillon n’a aucun intérêt du fait qu’il a été réalisé à plusieurs époques. Une telle déclaration montre le manque de culture du maire, car la construction de la plupart des monuments historiques s’est étalée sur de longues périodes et souvent sur plusieurs siècles.

La délibération a été votée, après le charabia  incompréhensible habituel de l’adjoint à l’urbanisme, sans que les conseillers sachent en quoi consisteront les nouveaux bâtiments qui de toute façon défigureront complètement le patrimoine existant.

La belle entrée ancienne  avec sa grille et la vieille cour pavée seront supprimées. L’accès au domaine se fera par l’entrée située au niveau du nouveau parking. 

                                                                                            

                                                                                            

ANALYSE DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL DU CENTRE DE WISSOUS

 

La consultation de l’étude de PACT-ARIM a été faite en 2000 et les extraits  de celle-ci figurant ci-dessous datent de cette consultation.  Les commentaires de l’APEPAW ont été ajoutés en 2010 et légèrement modifiées en octobre 2012.

 

N.B.  Les parties du texte ci-dessous en caractères droits sont issues intégralement de l’étude des architectes du patrimoine de 1999 et les parties en caractères italiques  sont les commentaires de l’APEPAW

  

 

En 1999 la municipalité d’alors avait manifesté des velléités de lancer une grande opération de réhabilitation du village et pour cela avait commandé une étude sur son patrimoine architectural. Cette étude  faite par les architectes du patrimoine de PACT-ARIM a été remise début 2000, mais l’affaire en est restée là malgré les interventions de l’APEPAW pour que le projet se poursuive.

 

Dans cet article nous allons faire un résumé de cette étude très intéressante et qui reste globalement malheureusement tristement d’actualité. Voici les principaux constats des architectes du patrimoine:

 

230 bâtiments du vieux Wissous nécessitent une réfection de leurs façades et 100 de leurs structures.

Son paysage urbain est triste et peu attractif et a un aspect dégradé.

Les maisons les plus anciennes (17ièmesiècle) sont situées aux 3 rue Lemercier et 21 rue Paul Doumer. Elles ont un aspect massif mais sans lourdeur et donnent une impression de solidité et de stabilité.

Les bâtiments des fermes qui existent encore dans les rues Victor Baloche, Guillaume Bigourdan, Paul Doumer, de la Ferme, et Amiral Mouchez datent du 17ième et 18ièmesiècles. Ces fermes pour la plupart ne sont plus en activité.

Au 32 rue Victor Baloche, l’ancienne ferme possède toujours son pavage d’origine.

Un certain nombre de maisons de ville a une architecture intéressante :

-         Le bâtiment situé au 1 rue Victor Baloche qui a été malheureusement défiguré.

-         Les maisons au 2 et au 4 place du Colonel Flatters derrière l’église

-         Celle du 15 rue de la Division Leclerc

-         Celle du 14 rue Victor Baloche qui date de la fin du 18ièmesiècle.

 

Des maisons bourgeoises et de maîtres méritent l’attention. Elles sont situées :

-         aux 37 et 39 rue du Général de Gressot

-         aux 11 et 13 rue de l’Amiral Mouchez (Legs Dhommée) édifiées au 19ième siècle

-          au 2 rue André Dolimier à l’angle de la place du Colonel Flatters datant du début du 19ièmesiècle.

-         La maison de maître du domaine les Etangs (deuxième moitié du 18ième siècle) a été très modifiée lors de sa restauration et a perdu tous les éléments de modération que contenait sa façade.

 

Les dépendances en face sont un témoin précieux du passé avec des façades qu’il faudra restaurer à l’identique. Le pigeonnier et les annexes doivent aussi être conservés.

 

La maison bourgeoise de Château Gaillard est assez rare et mérite une réfection à l’identique.

 

Les passages couverts, les portes cochères, les clôtures anciennes, les portails, les sols des cours de ferme sont à restaurer également à l’identique ainsi que les vieilles grilles.

 

Ont été identifiés :

-         358 bâtiments dont 23 maisons. Deux sont en péril. Les bâtiments les plus anciens sont très dégradés en général.

-         .262 des bâtiments soit 66% nécessitent un ravalement lourd. Le ciment utilisé est incompatible  avec le type des murs anciens.

-         265 cours ou jardins dont 68 sont à refaire et 77 doivent conserver leurs revêtements en pavés

-         157 bâtiments  présentant un intérêt architectural.

-         68 bâtiments sont occupés par une activité (32 entreprises, 4 professions libérales, 16 services, et 16 commerces)

-         66 % de façades défigurées par des fils de toutes sortes

-         6% de bâtiments ayant un défaut de raccordement au réseau d’assainissement.

-         60 logements vacants

 

 

L’étude remarque que :

 

-         L’ancienne imprimerie Lalande et le Legs Dhommée ont un aspect visuel très dégradé.

-         Les entreprises et entrepôts installés dans la vieille ville font perdre l’image urbaine des rues.

-         Les cheminements de traverse manquent d’éclairage,

-         Le nombre des luminaires devrait être augmenté

-          Le centre ville est aménagé pour les véhicules à moteurs et  pas pour les piétons. Des cheminements devraient être aménagés pour ceux-ci.

-         La rue du Général de Gressot est dangereuse.

-         Un parking  public dans la cour de la Grange au Dîmes serait utile pour redynamiser le centre ville.

-         Un cheminement pour piétons reliant le centre St Exupéry et le domaine  »Les Etangs » serait souhaitable. Il passerait derrière l’ancienne imprimerie Lalande traverserait le parc de la propriété anciennement de Gressot.

 

Conclusions

 

Elle conclut que les propriétaires bailleurs souhaitent que des travaux intérieurs et extérieurs soient entrepris car  nécessaires à l’amélioration de la qualité et l’image du centre de Wissous et de la commune.

 

L’incitation auprès des propriétaires et commerçants à réaliser ces travaux, doit s’accompagner d’une aide matérielle et administrative.

 

Une étude sur l’éventualité de la mise en place d’une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysagé (ZPPAUP) devrait être lancée.

Les objectifs de valoriser l’habitat, les commerces, le cadre de vie, d’améliorer la situation des logements pour les jeunes ménages, les personnes âgées et à faibles revenus, en y intégrant ceux du Plan Local d’Urbanisme permettent d’avoir accès à toute une série d’aides par le biais de

-         l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH)

-         La Prime à l’Amélioration de l’Habitat (PAH)

-         Rachats de baux par les opérateurs (HLM, promoteurs, associations ...)

-         Mise en place par arrêté d’un Programme d’Intérêt Général (PIG)

-         Conventions ville/propriétaires donnant la possibilité d’aides communales

-         Convention commune avec l’Etat et l’ANAH pour la mise en place d’une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH)

 

Le projet municipal de rénovation du vieux Wissous en est resté à cette étude. Pourtant avec un peu de volonté et de courage il était possible de redonner vie à notre centre ville. Cette étude a montré que cela était possible et que la qualité architecturale du patrimoine immobilier de la commune en valait la peine.

 

Depuis le patrimoine, propriété de la commune,  continue de se dégrader et l’activité commerçante reste toujours aussi atone, malgré l’arrive d’un brocante rue Victor Baloche.

Il suffit de voir dans quels états sont :

-         le pavillon du gardien du domaine les Etangs

-         le legs Dhommée

-         l’ancienne imprimerie Lalande

-         le château Gaillard et son orangerie

-         la maison du 17ième siècle du 21 rue Paul Doumer.

-         le bâtiment de l’ancienne mairie et de la poste.

Tous ces bâtiments appartiennent à la commune mais depuis des décennies toutes les municipalités qui se sont succédé, les ont abandonnées sans aucun entretien et sans prendre la moindre mesure conservatoire pour éviter leur dégradation.

Dans la période 1970/1990, on a assisté à la disparition de deux lavoirs, d’un abreuvoir, d’une des deux seules gares de l’Arpajonnais, d’une maison de maître rue Paul Doumer ancien pensionnat de jeunes filles, mais également à la restauration de la de la maison de maître du domaine Les Etangs et de certaines de ses dépendances, ainsi que du dernier lavoir de Wissous et de l’église.

 

Les seules restaurations  réalisées dans le vieux Wissous depuis une quinzaine d’années, sont l’oeuvre de particuliers. Nous citerons :

-         celle remarquable  de la ferme sise 27 rue Amiral Mouchez

-         la rénovation complète et également exemplaire  de l’ancienne forge au 6 et 8 rue Victor Baloche

-         la façade du bâtiment 2 rue Victor Baloche

-         le pavage de la cour de la Grange aux Dîmes

-         la façade du bâtiment situé au 2 rue Mondétour et les murs extérieurs de la ferme Baloche dans la même rue.

 

Nous voudrions enfin féliciter les propriétaires de la maison sise au 5 rue A. Dolimier. Celle-ci abandonnée pendant des décennies a été  restaurée malgré bien des difficultés.  Cette réhabilitation permettra à la place de l’église de conserver son aspect et son charme quand les autres bâtiments situés sur cette place auront été restaurés.  

 

Il ne suffit pas prétendre conserver l’esprit village et laisser le bâtit ancien se dégrader et ignorer  sa spécificité unique à 10 kms de Paris   

 

  Un potentiel énorme est sacrifié et consternés nous ne voyons rien venir. Des communes moins riches que Wissous et ayant un potentiel patrimonial de plus faible qualité ont pourtant réhabilité et redonné vie à leur centre historique.

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 01:51

   ossements          ossements 2 L'APEPAW a appris par la presse locale la récente découverte d’ossements au cours des travaux de consolidation de l’église St Denis de Wissous. Les articles ne donnaient pas beaucoup de détails aussi notre association dont c’est la mission a cherché à en savoir plus sur ces restes humains auprès de la Mairie et de la Paroisse.

 

Grâce à Messieurs Jacques Gautherin et Angelo Costantini de la Paroisse de Wissous qui ont participé à une réunion de chantier nous pouvons donner quelques informations intéressantes sur cette découverte.

 

Les ossements ont été trouvés sur trois sites deux à l’intérieur et un à l’extérieur.

 

Ceux du plus important se trouvent à même la terre à l’intérieur de l’église sous le pavage à gauche en entrant dans la nef à environ 1 à 2 mètres du mur nord et de la façade ouest. Ils sont constitués d’un crâne, d’une mâchoire et d’os longs. L’autre site à l’intérieur est situé plus près du mur nord, à 4 ou 5 mètres du fond de l’église et ne comporte que quelques ossements. Lors des travaux, les ossements ont été malheureusement quelque peu bousculés.

 

Le site extérieur est situé au pied du mur sud entre le 3° et le 4° contreforts en partant de la façade. Les restes humains à cet endroit sont moins importants et ne comportent pas de crâne.

 

Des responsables des Monuments de France et deux archéologues du Conservatoire Régional d’Archéologie alertés se sont déplacés et compte tenu de l’intérêt de cette découverte ont décidé d’arrêter le chantier intérieur ce qui naturellement ne fait pas l’affaire de la municipalité ni de la Paroisse qui ne savent pas quand il sera possible de rendre le bâtiment au culte. Ils ont autorisé la poursuite du chantier à l’extérieur afin d’assurer la consolidation de l’édifice.

 

Il est prévu poursuivre les fouilles à l’intérieur de l’église au niveau du plus important site d’ossements (à gauche en entrant dans l’église), afin d’élargir le champ des recherches archéologiques. En plus des restes humains les archéologues se sont intéressés au soubassement du mur ouest de l’église dont l’appareillage a retenu particulièrement leur attention. Des moellons taillés y sont incorporés. Ils pensent qu’ils peuvent provenir d’une villa romaine comme il en a existé le long de la voie romaine Paris Orléans (N20) toute proche.

 

Naturellement à ce stade des études, il est impossible de dater les ossements et encore moins de les identifier.

 

Ce que l’on peut dire c’est qu’il existait à l’intérieur de l’église des pierres tombales qui servaient de pavement jusqu’aux travaux de restauration de l’église en 1904/1905. Ces pierres tombales ont disparu à cette époque. On a découvert lors de la restauration du lavoir, des morceaux de pierres tombales gravées enterrés. Ils ont été réutilisés pour faire les marches toutes proches. Depuis de nombreuses années l’APEPAW demande de pouvoir les retirer pour les sauvegarder et les étudier afin en particulier de tenter de savoir si ce ne sont pas les restes des pierres tombales de l’église.

Ce qui est certain c’est que des tombes existaient jusqu’en 1904 dans l’église. Les prêtres et religieux étaient souvent enterrés à même la terre alors que les clercs reposaient dans un cercueil.

 

Jusqu’aux dernières années du 19° siècle la ferme proche, qui appartenait au chapitre de ND de Paris jusqu’à la Révolution, allait jusqu’au mur sud de l’église. Des religieux ont pu être enterrés à cet endroit avant 1791. Lors des travaux de percement de la voie entre la ferme et l’église ces ossements ont sans doute échappé au relèvement.

 

Un cimetière pour la population existait côté nord de l’église jusque vraisemblablement les années 1820.

 

Evenements : DES OSSEMENTS DECOUVERTS A L'EGLISE
Posté par JC_Ciret le 22/3/2011 16:19:22 (52 lecturesArticles du même auteur

Association
POUR l’ENVIRONNEMENT ET
LE PATRIMOINE DE WISSOUS Wissous le 20 mars 2011 

DES OSSEMENTS DECOUVERTS DANS ET PRES DE L’EGLISE DE WISSOUS



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A.P.E.P.A.W.

Association pour l'environnement et le patrimoine de Wissous

totemNotre mission est de:

  • de sauvegarder, de protéger, d’améliorer l’environnement, le cadre de vie et les paysages de la commune.

  • de pérenniser l’aspect rural et l’activité agricole périurbaine et de proximité de Wissous

  • de préserver ses espaces naturels, ses parcs, ses domaines de toute urbanisation et agression intempestives.

  • de suivre tous les projets d’aménagements communaux, régionaux ou nationaux ayant des conséquences sur l’environnement, le cadre et les conditions de vie des habitants de la commune.

  • de préserver et de mettre en valeur le patrimoine immobilier et historique de Wissous

  • de faire des recherches sur le passé de la commune et de les publier (monographies, articles ...)

  • de sauvegarder et de réhabiliter son vieux village et de le redynamiser l’activité commerciale de celui-ci.

  • de promouvoir et de faire connaître le caractère exceptionnel de notre commune.

  • de participer à toute animation et manifestation participant à cet objectif.

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